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Stage à New York (Visa J1)
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Stage à New York avec un visa J-1 : sponsor, démarches et coûts

· Édité le 16 octobre 2026
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16 minutes de lecture

Hors quotas et moins cher qu’un visa de travail H-1B, le J-1 Intern (12 mois) ou Trainee (18 mois) passe obligatoirement par un sponsor désigné par le Département d’État : il valide le plan de formation DS-7002, émet le DS-2019 et vous suit sur place. Frais 2026 : sponsor de 900 à 1 895 $ selon la durée (Cultural Vistas), SEVIS 220 $, visa 185 $. Mon retour d’expérience, étape par étape.

Mis à jour le : 16 octobre 2026

Partir vivre à New York en Stage (VISA J-1)

Cela fait bientôt cinq mois que je suis installé à New York, aux États-Unis. Trouver un travail et faire les procédures pour avoir un visa ne sont pas toujours bien détaillé ou expliqué, et je souhaite aujourd’hui vous partager mon expérience avec le visa J1 Intern ou Trainee.

La vidéo

Petite introduction

Je me souviendrais toute ma vie de la première fois ou j’ai pu apercevoir les immenses gratte-ciel de New-York, pu m’aventurer dans les innombrables rues et avenues qui composent cette ville, ou pu flâner dans Central Park. C’est en Juin et Juillet 2018 que la magie de New-York a opéré pour moi, alors que mon tour du monde touchait a sa fin. Plus qu’un souvenir, NY est devenu une obsession lors de mon retour en France, c’était devenu l’idée, le projet qui me permettait de m’évader chaque jour d’une vie redevenue banale.

Dès Janvier 2019, nous avons pris la décision de partir vivre au moins un an à New York avec Winnie. Nous savions que c’était un réel challenge, un défi suffisamment excitant pour nous motiver. Ce fût le début d’une longue procédure, de doutes, de questions et de paperasse. Aujourd’hui je souhaite vous livrer mon témoignage dans toutes les démarches. Vous y trouverez des informations utiles que j’aurai aimé avoir avant de me lancer dans tous ça, et je vais vous montrer qu’effectivement c’est encore possible de partir à New York (Et plus grossièrement aux États-Unis) en 2020.

Contexte actuel de la politique d’immigration des États-Unis

Mise à jour 2026 : ce passage décrit la situation de 2020, quand j’ai écrit cet article. Donald Trump est revenu au pouvoir en janvier 2025 et les contrôles se sont encore durcis : depuis juin 2025, les candidats aux visas J sont notamment invités à rendre publics leurs réseaux sociaux pour l’examen de leur dossier. Vérifiez les règles en vigueur sur le site de l’ambassade avant de vous lancer. Tout d’abord il faut être au courant du contexte des États-Unis. Il a toujours été historiquement relativement compliquer d’immigrer aux États-Unis. Des millions de personnes souhaitent venir vivre aux States, et les Américains le savent également. De ce fait, ils se permettent de rendre les procédures longues, compliqués et extrêmement stricte afin de faire une sélection dans les candidats. Tout cela c’est renforcé suite aux attentats du 11 septembre, qui ont été commis par des immigrés vivant légalement aux USA depuis quelques années. Alors que les choses semblaient s’être un peu amélioré avec le gouvernement d’Obama, le monde a eu l’horreur de voir Donald Trump accéder au pouvoir, et avec lui l’élan conservateur et nationaliste américain.

Depuis son élection fin 2016, nous avons pu observer une plus grande réticence des administrations dans la distribution des VISAS, un plus grand nombre de refus, des limites de quotas plus faibles et également des exigences plus élevé. Encore plus horrible, il a essayé de faire passer un décret migratoire interdisant a un certain nombres de pays à majorité musulmane (7 au total) de pouvoir mettre un pied sur le territoire américain. C’est pourquoi il est aujourd’hui plus compliqué de pouvoir immigrer et travailler aux États-Unis.

passeport ouvert couvert de tampons de visa et d'entrée posé sur une table
Photo : Global Residence Index / Unsplash

Les différents types de visas

Pour voyager aux États-Unis il est obligatoire d’être en possession d’un passeport, mais également d’un visa en bonne et due forme. Sans celui approprie au motif de votre visite, vous pourrez vous voir refusé l’entrée sur le territoire et renvoyé dans votre pays d’origine. Il faut donc dans un premier temps connaître le motif de votre visite : Tourisme ou Travail.

Tourisme

Pour le tourisme, vous n’aurez pas de grande difficultés à obtenir un visa. En effet, des millions de personnes visitent les États-Unis chaque années, et ce n’est pas bien compliqué.

Si vous y allez pour une durée inférieure à 90 jours, vous avez simplement a avoir l’ESTA (Electronic System for Travel Authorization). Coûtant environ 40 $ (depuis fin septembre 2025), vous avez simplement à vous rendre sur ce site internet pour faire la demande. Environ deux à trois jours après vous recevrez un email de confirmation. Il n’y a pas besoin d’imprimer de documents, votre passeport a été ajouter a la base de donnée du pays, et sera retrouvé par l’agent d’immigration lors de votre arrivé aux USA.

Votre ESTA est valable pendant deux ans et vous accorde autant d’entrée dans le pays que vous souhaitez. Vous ne pouvez cependant pas rester plus de 90 jours consécutifs. Attention également si vous décidez de seulement passer quelques jours au Canada ou au Mexique pour renouveler votre entrée : les agents d’immigrations ne sont pas bêtes, et seront suspicieux. Ne soyez pas étonnés s’ils vous posent plus de questions qu’à l’accoutumée.

Si vous y allez pour plus de 90 jours (et ce jusqu’au 6 mois), vous devez faire une demande de visa de type B. De la paperasse devra être rempli, et il coûte également 185 $ (frais de visa en 2026).

Travail

Si vous souhaitez travailler et vous installer aux États-Unis, les choses deviennent bien plus compliqué. Une multitude de visas existent et possèdent chacun leurs caractéristiques. Je ne suis en aucun cas professionnel à ce sujet, et je vous invite à consulter les sites officiels pour plus de renseignements :

Site internet donnant la liste des visas : USVISAS-INFO.com

Dans tous les cas c’est un projet qui se réfléchit, qui doit être muri et qui demande au minimum plusieurs mois de préparations. Sachez que vous devez trouver un travail avant de partir aux USA, avec un employeur qui doit être prêt à effectuer les démarches pour vous et être sponsor pour votre visa. (Je détaille ce sujet un peu plus bas)

Comment j’ai gaspillé du temps

Lorsque notre projet se fut décidé de venir s’installer a New York avec Winnie, j’espérais pouvoir trouver du travail et un sponsor pour un visa de travail (type H1B). J’ai commencé par refaire mon portfolio, puis mon CV pour l’adapter au format américain. Puis j’ai passé des semaines et des mois à postuler a un nombre ridiculement élevé d’annonces pour travailler comme graphiste ou directeur artistique junior.

Sur plusieurs centaines de candidatures passées à travers LinkedIn, Indeed, Craigslist, directement via les sites d’agences, etc. je ne recevais que des refus. Et lorsque je passai des entretiens, ils coupaient court dès que la questions de l’autorisation de travail arrivait sur le tapis.

La réponse je ne l’ai eu que quelques mois après. Les réels visas de travail sont soumis à des quotas, et coûtent énormément de temps et d’argent aux entreprises américaines. S’ils ont le choix entre américain et un étranger, il faut que l’étranger présente des qualités et des compétences qu’un Américain n’a pas. En gros, l’entreprise doit justifier auprès de l’État votre embauche. Ce qui, a moins que vous soyez astrophysicien avec 20 ans d’expérience, rends les choses beaucoup plus compliqué.

Le visa J1 : Être stagiaire aux USA

La solution que j’ai trouvée pour pouvoir venir vivre aux États-Unis pendant au moins un an est en fait toute simple. Venir travailler en tant que stagiaire sous le visa J1 : Intern. Celui-ci est le moins onéreux de tous les visas de travail, n’est pas soumis a la régulation des quotas par le gouvernement américain, et c’est également celui qui est le moins souvent refusé par l’ambassade lors de l’entretien.

Comment trouver un stage aux USA

La première étape dans tout ce processus est donc de trouver une entreprise prête à vous accueillir en tant que stagiaire aux USA. Il existe des organismes qui vous trouvent un stage clef en main, mais je vous conseille fortement de plutôt le trouver par vous-même. (Je vous explique pourquoi un petit peu plus loin). Pour trouver un stage, vous devez tout d’abord commencer par mettre votre CV au format américain. Pour ceci il n’y a pas de mystères et il existe de très nombreux sites sur internets qui vous expliquent comment faire.

mains tapant sur un ordinateur portable à côté d'une tasse de café et d'un carnet
Photo : Clay Banks / Unsplash

Vous pouvez ensuite partir à la recherche du sacré saint stage. Pour cela il vous faut cibler les grandes entreprises, agences ou autres startups qui peuvent avoir les moyens financiers et administratif de pouvoir vous accueillir. Vous pouvez trouver énormément d’offres sur des sites tels que LinkedIn, Indeed, Craigslist, Neuvoo, Jobup etc. mais je conseille également d’envoyer des CV directement via les sections Career ou Join Us de sites d’entreprises (Très courants aux USA).

Un moyen qui a également fait ses preuves, est de vous faire un réseau directement dans la ville que vous souhaitez rejoindre. Pour cela, ajouter des personnes dans votre domaine directement sur LinkedIn, et entamez la discussion avec eux. Intéressez-vous à leur travail, leurs entreprise et demandez des conseils. Il y a de grandes chances que cela vous soit bénéfique a un moment ou un autre !

Pensez à souvent relancer les entreprises ou les personnes que vous contactez. Si possible contactez les par téléphones et expliquez leurs que vous êtes prêts à vous occuper des démarches, que vous pouvez trouver un sponsor, etc. Ce n’est pas toujours évidant d’être insistant, mais ça vaut le coup.

Les stages clefs en main via les agences de placement

Si malgré tout cela vous ne trouvez pas votre bonheur, vous pouvez faire appel à des « agences de placements ». Ces derniers s’occuperont de chercher pour vous des offres de stage aux États-Unis puis vous accompagneront dans les démarches. Dis comme de cette façon, ça peut paraitre attirant et intéressant, mais la réalité est toute autre.

Si vous commencez à rechercher « Stage USA » sur Google, vous tomberez sur des dizaines d’agences de placement qui vous vendent le stage de votre vie aux États-Unis grâce aux visas J1. Vous les rencontrerez également très certainement sur les groupes Facebook de jobs aux USA et feront très certainement la démarche de vous envoyer un message privé si vous expliquez votre recherche.

Voici une liste de certaines de ces agences :

  • www.stage-usa.net
  • https://www.stageusa.fr
  • Visa-J1
  • Internabroadusa.com
  • www.myinternshipabroad.com

Bref, il y en a beaucoup. Je suis moi-même passé par Visa-J1, et je vais vous expliquer pourquoi je ne vous le conseille absolument pas.

  • 1690€ qui vont directement dans la poche de l’entreprise. Ils disent que c’est pour les frais de coach et de services. C’est énorme, surtout pour des étudiants ou jeunes actifs, qui plus est pour un suivi/service pas top.
  • 2365€ de frais de visas : frais de SEVIS, du visa J1 et d’assurance. Pour le coup, ce sont des frais auxquels vous ne pourrez pas échapper même en trouvant votre entreprise par vous-même.
  • Sans comptez les autres « petits » frais qui viennent ensuite.

En résumé, c’est pas si mal si vous voulez vraiment être rassuré, mais dans les faits c’est juste une machine à fric bien rodée. Cependant, à choisir, je vous conseille Parenthèse Paris qui a plutôt une bonne réputation.

Le sponsor J-1 : rôle, coûts et choix

Impossible d’obtenir un visa J-1 sans sponsor, même pour un stage de trois mois. Le sponsor est une organisation désignée par le Département d’État américain pour gérer le programme d’échange : c’est lui, et non votre entreprise d’accueil, qui porte votre dossier auprès des autorités. Il intervient à chaque étape :

  • avant le départ, il vérifie votre éligibilité et celle de l’entreprise d’accueil (avec une visite sur place lorsqu’elle compte moins de 25 salariés, réalise moins de 3 millions de dollars de chiffre d’affaires ou travaille avec lui pour la première fois), valide le plan de formation DS-7002, vous inscrit dans le système SEVIS et émet le formulaire DS-2019, indispensable pour le rendez-vous à l’ambassade ;
  • pendant le stage, il enregistre votre arrivée, prend régulièrement de vos nouvelles (un point mensuel chez InterExchange, par exemple), recueille les évaluations signées par vous et votre tuteur (à mi-parcours et en fin de stage au-delà de six mois) et reste votre interlocuteur en cas de problème avec l’entreprise ;
  • à la fin, il clôture votre programme ; vous disposez ensuite d’un délai de grâce de 30 jours pour quitter le territoire.

Combien coûte un sponsor J-1 ?

Les frais du sponsor varient selon l’organisme, la durée et votre statut (étudiant ou non). À titre d’exemple, voici le budget avec Cultural Vistas en 2026 :

PosteMontant en 2026Payé à
Frais du programme900 $ (3 mois, étudiant) à 1 895 $ (18 mois)Sponsor
Assurance santé obligatoire60 à 100 $ par mois si elle n’est pas incluseSponsor ou assureur
Frais SEVIS (I-901)220 $, parfois inclus dans les frais du sponsorDépartement de la Sécurité intérieure
Frais de visa185 $Ambassade des États-Unis
Visa integrity fee250 $, perçus à la délivrance selon les consulatsAmbassade des États-Unis

L’assurance doit couvrir au moins 100 000 $ par accident ou maladie, 25 000 $ de rapatriement et 50 000 $ d’évacuation sanitaire, avec une franchise de 500 $ au plus. Les agences de placement facturent leurs services en plus de tous ces montants.

Comment choisir son sponsor

  • Vérifiez qu’il figure dans la liste officielle des sponsors désignés du Département d’État, catégorie Intern ou Trainee : un intermédiaire absent de cette liste n’est pas un sponsor.
  • Comparez ce que couvrent les frais : assurance, frais SEVIS, suivi pendant le stage, aide en cas de litige avec l’entreprise. Un prix très bas cache souvent des services limités.
  • Demandez le délai de traitement : il faut compter plusieurs semaines entre le dossier complet et la réception du DS-2019.
  • Lisez les témoignages d’anciens stagiaires et posez vos questions avant de payer : réactivité, souplesse en cas de changement de dates.
  • Certains sponsors proposent aussi de vous trouver un stage : pratique, mais plus cher que de trouver l’entreprise vous-même.

Parmi les sponsors désignés pour les stages, on trouve notamment InterExchange, CIEE, Cultural Vistas et Intrax. Côté français, des structures comme Parenthèse Paris accompagnent aussi les candidats : demandez dans ce cas quel sponsor américain délivrera votre DS-2019.

Les procédures, étapes et délais

Bon à présent je vais vous expliquer au mieux toutes les démarches que j’ai dû réaliser pour pouvoir obtenir le fameux visa J1. Honnêtement il n y a rien de trop compliqué, mais c’est relativement long. En fait, tout dépendra de votre entreprise et de la vitesse à laquelle elle remplis les papiers dont vous avez besoin.

Souvenez juste d’une chose : s’ils ont mis en place de telles procédures et de tels délais pour l’obtention des visas, ce n’est pas pour rien. Ils veulent que vous respectiez vos engagements, et que vous ne restiez sur le territoire que dans les strictess lignes réglementant votre visa. En tant que candidat pour le visa de stage, vous devez prouver que vous ne serez aux US que pour la durée convenue, que vous repartirez ensuite, que vous ne travaillerez pas pour un autre employeur, etc. Pensez donc à bien montrer dans toutes vos démarches que vous irez dans ce sens.

1/ Le sponsor

Tout d’abord il vous faut trouver un sponsor si vous avez trouvé votre stage par vous-même, ou bien vous allez être mis en contact avec un si vous êtes passé par une agence. Pour ma part, j’ai été mis en relation avec Interexchange qui était pas mal du tout. C’est par ce sponsor que passe toute la demande de visa J-1 (son rôle et ses frais sont détaillés plus haut).

Si vous utilisez mon code promo : « CT-28211« , vous aurez une réduction de 100$ sur les frais d’inscription ! Ajoutez ce code dans la section « How did you hear about us? ».

2/ Visa J1 Trainee ou J1 Intern

Deux types de visa J1 existent : le Trainee et le Intern. À vous de choisir celui qui vous correspond. Pour ma part, je souhaitais partir avec un J1 Trainee pour pouvoir rester 18 mois, mais je-ne-sais-comment, ils m’ont mis sur un visa J1 Intern..

Le visa J1 Intern s’adresse aux étudiants qui, après le bac, poursuivent des études universitaires mais aussi aux jeunes diplômés de moins d’un an. La durée maximale du stage avec ce visa est de douze mois.

Le J1 Trainee peut durer jusqu’à dix-huit mois, le candidat doit être diplômé depuis plus d’un an et justifier d’une expérience professionnelle équivalent à douze mois. Il permet également à ceux qui n’ont pas de diplôme, mais qui peuvent justifier de cinq ans d’expérience professionnelle, de s’envoler eux aussi pour les USA.

3/ Les papiers que vous devez envoyer

Voici une liste de tous les papiers que vous allez devoir envoyer si vous souhaitez recevoir le visa J1 Intern:

  • Photographie de votre passeport. Et si vous ne l’avez pas déjà, n’oubliez pas qu’il faut 86 € (timbre fiscal en 2026) et environs 4 semaines de délais pour le recevoir après le rendez-vous à la mairie.
  • Proof of Fund, il s’agit de prouver que vous aurez assez de ressources pour pouvoir subvenir à vos besoins aux USA sans avoir besoin de travailler illégalement à côté. En général ils demandent au moins d’avoir 2.000€ pour subvenir à ses besoins durant les deux premiers mois. Si vous ne les avez pas, vous pouvez faire remplir un papier pour montrer que vous avez des garants (amis, parents…)
  • Proof of Student Status ou Proof of Graduation. Pour ces documents ils correspondent à votre dernier diplôme obtenu, ou si vous ne l’être pas encore, une preuve que vous êtes en étude.
  • Academic Transcript. Il s’agit tout simplement d’un document qui indique toutes les disciplines que vous avez suivies dans votre année scolaire.

Disons que cela prend deux à trois jours pour compléter l’ensemble de ses documents.

Note : Tous les documents doivent être en anglais. Pour les diplômes et l’academic transcript, ils doivent être traduits via un traducteur agréer. Cela coute environs 40€ par documents et est fait dans un délai de 2 à 5 jours. (Oui c’est du vol).

4/ Le Training Plan ou DS-7002

Une autre grosse partie nécessaire pour pouvoir avoir un stage aux États-Unis, est la rédaction de votre training plan. Il s’agit d’un document rédiger en anglais par (ou en compagnie de) votre entreprise, qui explique ce que vous allez faire durant votre stage. Celui-ci doit être relativement détailler, et explique ce que vous devez faire par trimestre. Il n’est pas à prendre à la légère, car il sera examiné à plusieurs reprises.

De plus, si vous avez la malchance d’avoir un problème dans votre entreprise lors de votre stage, ce document peut être une preuve (par exemple s’ils vous font faire complètement autre chose que ce dont il était convenu à la base).

Malheureusement ce document prend généralement pas mal de temps à être rempli, car les entreprise n’ont jamais le temps. En plus il va être relu et examiné par le sponsor qui demandera très certainement des ajustements et des modifications afin d’optimiser vos chances d’être reçu pour le visa. Pour ma part cela a pris presque un mois…

5/ Validation du sponsor et DS 2019

Une fois que tous les documents étaient complété et remplis, j’ai dû attendre la validation du sponsor. Cela est censé prendre environs 15 jours. Il y a également possibilité qu’ils demandent des modifications (oui encore). Dans les faits, cela a pris environs trois semaines pour ma part.

Une fois que la validation a eu lieu, ils vous envoient directement depuis les États-Unis le précieux DS 2019. Ce document est le plus important, faites y bien attention !! Vous le recevrez en deux à trois jours via livraisons express.

6/ Rendez-vous et entretien à l’ambassade américaine

Et oui l’aventure n’est pas encore finie. Une fois que vous avez reçu votre DS 2019, vous devez prendre rendez-vous à l’ambassade Américaine à Paris. Ce n’est pas forcément la partie la plus compliqué, mais bien de la plus stressante.

Tout d’abord vous devez vous assurer d’avoir tous les documents nécessaires pour pouvoir prendre rendez-vous et pensez à tout apporter le jour de votre entretien :

  • DS 2019 tout fraichement reçu par la poste.
  • SEVIS du site DHS I-901, c’est-à-dire le reçu de paiement des frais SEVIS (220 $).
  • DS-160 qui est un document qui se remplit sur internet.
  • Photo d’identité au format américain, et je vous conseille de faire appel à un professionnel pour le faire car c’est vraiment passé de justesse de mon côté.
  • Passeport et tous les autres papiers déjà demandé lors des étapes précédentes.

Vous pouvez ensuite prendre rendez-vous à l’ambassade sur son site internet, après avoir payé les frais de visa de 185 $. À l’époque, j’avais obtenu un rendez-vous dans les cinq jours. Depuis septembre 2025, l’entretien en personne est redevenu obligatoire pour presque tous les demandeurs et doit avoir lieu dans votre pays de nationalité ou de résidence, ce qui peut allonger les délais. Si le visa est accordé, 250 $ de « visa integrity fee » peuvent en plus vous être demandés à la délivrance, selon l’état de sa mise en place au consulat. Vérifiez bien que vous avez tout ce qu’il faut, et vous pourrez aller l’esprit tranquille à votre rendez-vous.

Le jour de l’entretien, vous devrez vous rendre à l’ambassade une vingtaine de minutes avant l’heure de passage. Vous passerez un premier check-up ou vous serez fouillé et devrez présenter vos documents. Un second check-up quelques mètres plus loin avec un passage dans les détecteurs comme à l’aéroport. Enfin vous arriverez dans la file pour les visa.

Le premier guichet parle français. Ils vérifieront vos papiers, photos d’identité et que tout est conforme. Si tel est le cas, vous accéderez au second guichet qui constitue la dernière étape pour l’obtention de votre visa. Ce dernier est en anglais et vous poseras quelques questions. C’est cet agent qui diras si oui ou non vous avez votre visa.

Pour ma part il a été très gentil et m’a uniquement demandé comment je comptais financer mon voyage, et ce que j’allais faire au sein de mon entreprise. Mais en gros ils cherchent à savoir si vous allez bien revenir en France à la suite de votre stage. Pour prouver cela vous pouvez apporter toutes sortes de documents qui vous semblent pertinent. Il vaut mieux avoir le maximum de documents possible au cas où ils sont réticent. (Oui j’avais un gros dossier haha)

Si tout est bon, il vous dira « Visa approved », gardera votre passeport et vous partirez l’esprit tranquille ! Environ 3 à 5 jours plus tard vous recevrez votre passeport à la maison avec votre visa J1 collé à l’intérieur !

Non. Le sponsor, désigné par le Département d’État américain, est obligatoire pour tout visa J-1, même pour un stage de trois mois : c’est lui qui émet le formulaire DS-2019 sans lequel vous ne pouvez pas prendre rendez-vous à l’ambassade.

Il enregistre votre arrivée, prend régulièrement de vos nouvelles, recueille les évaluations de stage et reste votre interlocuteur en cas de problème avec l’entreprise d’accueil. À la fin, il clôture votre programme, et vous avez 30 jours pour quitter le territoire.

Chez Cultural Vistas, par exemple, les frais de programme vont de 900 $ pour trois mois à 1 895 $ pour 18 mois en 2026. S’y ajoutent les frais SEVIS (220 $), les frais de visa (185 $), éventuellement le visa integrity fee (250 $) et l’assurance santé si elle n’est pas incluse.

Le formulaire DS-2019 émis par le sponsor, le plan de formation DS-7002, la confirmation du formulaire DS-160, le reçu des frais SEVIS, le passeport, une photo au format américain, ainsi que des preuves de fonds et de diplôme ou d’inscription, traduites en anglais.

Il doit figurer dans la liste officielle des sponsors désignés, consultable sur le site j1visa.state.gov du Département d’État, dans la catégorie Intern ou Trainee.

Le J-1 Intern s’adresse aux étudiants et aux diplômés depuis moins de 12 mois, pour un stage de 12 mois au plus. Le J-1 Trainee vise les diplômés ayant au moins un an d’expérience professionnelle hors des États-Unis, ou cinq ans sans diplôme, pour jusqu’à 18 mois.

En route vers les États-Unis !

Et voilà, le visa J1 est dans vos poches, et vous pouvez dès à présent prendre votre avion direction les USA !

Si vous avez des questions, n’hésitez pas à me les poser dans la section commentaire. J’étais moi-même dans votre cas il y a encore quelques mois, et j’aurai aimé que des gens m’éclairent sur ce sujet.

Sources et vérificationInformations vérifiées le 17 octobre 2026 · 10 sources consultées
  1. Âme Bohème
  2. Département d’État américain : recherche de sponsors J-1 désignés
  3. Département d’État américain : programme J-1 Intern
  4. ICE : frais SEVIS I-901
  5. Département d’État américain : frais de visa
  6. Cultural Vistas : frais des programmes J-1 Intern et Trainee
  7. InterExchange : ce que comprennent les frais du programme Intern et Trainee
  8. 22 CFR 62.14 : assurance santé obligatoire des participants J-1
  9. Ellis : le visa integrity fee de 250 $
  10. Faegre Drinker : fin des dispenses d’entretien et entretien dans le pays de résidence (septembre 2025)

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