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Roadtrip dans le Waikato en Nouvelle Zélande

Début du Roadtrip dans le Waikato en Nouvelle Zélande

Après avoir passé environ une semaine dans la ville d’Auckland, qui est la plus grande du pays, nous avons débuté notre roadtrip en Nouvelle Zélande. Si vous l’avez manqué, vous pouvez retrouver l’article sur ces premiers jours d’exploration en cliquant ici.

Location de la voiture et premiers kilomètres

Reprenons donc là où je vous avais laissé dans l’article d’Auckland. Nous étions donc arrivés, grâce à la navette, à la concession automobile d’Apex Car Rental, situé à quelques kilomètres de l’aéroport.

En ce qui me concerne, j’avais réservé la voiture quelques mois auparavant en utilisant le comparateur de prix du site Voyage Pirates.

  • Pour la location d’une Nissan Note, sur une période de 40 jours entre le 15 février 2018 et le 27 mars 2018, avec une assurance totale, j’en avais pour environ 1.100€.

Pourquoi avons-nous choisi de prendre une voiture ?

C’est une question très légitime ! Pourquoi avons-nous fait le choix de partir en voiture alors que la plupart des gens faisant un roadtrip en Nouvelle Zélande louent un van ou un camping-car ?

Eh bien tout d’abord et qui est la raison la plus évidente, c’est que c’est beaucoup moins cher. Pour peux que vous utilisiez les bons sites de comparatif et que vous vous y prenez quelques mois à l’avance, vous pouvez trouver des tarifs très intéressants. Un van est au minimum le double, voir le triple du prix d’une voiture de location, sans oublier qu’il va consommer bien plus.

Cependant, l’avantage que celui-ci présente et qui nous a fait hésiter un long moment: c’est qu’avec vous aurez bien plus de spot gratuit ! Ainsi ce n’est plus obligatoire pour vous de vous arrêter dans un camping payant. MAIS dans certains endroits, ces spots peuvent être très éloignés ou même totalement absents.

En résumé, à vous de voir ce dont vous avez le plus besoin et dans quel confort vous voulez-vous inscrire.

Également, quelque chose qu’il ne faut surtout pas oublier de faire en France avant de partir : c’est le permis international. En effet, c’est indispensable pour pouvoir récupérer la voiture à l’agence. De plus c’est obligatoire et vous risquez une amende en cas de contrôle par la police. Pensez à vous y prendre à l’avance, car dorénavant avec les procédures en ligne, cela peut prendre un temps considérable (pouvant prendre jusqu’à 2/3 mois…)

Une bonne heure après notre arrivée à l’agence, nous voici repartis avec la voiture. Et les premiers kilomètres avec le système de conduite anglo-saxonne. Pour ceux qui ont déjà eu l’occasion de conduire en Angleterre et qui sont déjà familiés avec le volant à droite/conduite à gauche, vous n’aurez pas de souci. Mais pour nous qui venions d’avoir notre permis, je dois vous avouer que les premiers kilomètres furent… funny.

Plus sérieusement, soyez prudents et faites bien attention. La plupart des routes sont limitées à 100km/h. (oui, même dans des épingles à cheveux en bord de falaise). Et ça fonctionne avec des panneaux “vitesses recommandées”. Évitez les excès de vitesse, car il y a de nombreux radars sont disséminés un peu partout, et qui ne sont pas annoncés. Oui, on en a fait les frais..

Ville d’Hamilton

Après environ une heure et demie de conduite bien stressante, mais visuellement super agréable sur la nationale 1, nous voici arrivés dans la petite ville d’Hamilton. (qui est, au passage, la 4ème plus grande agglomération du pays…). Aux premiers abords, nous remarquons que c’est une ville qui parait très étendue, avec un centre-ville relativement dispatché.

Nous commençons donc par un peu d’inévitable shopping. En effet, nous avions besoin de pas mal de fourniture de camping : tente, duvets, réchaud, gaz, assiettes etc… Lorsque nous étions sur Auckland, nous sommes allés à Kathmandu. Ainsi qu’à d’autres petites boutiques qui malheureusement ce sont révélées très onéreuses. Après quelques recherches, on nous a conseillé de nous rendre à Warahouse pour nous fournir. Il s’agit d’une chaine de magasin très discount. Ils proposent pas mal d’objet/nourriture bas de gamme, mais qui se révélaient très intéressant pour nous. Cependant, celui du centre-ville d’Auckland était fermé, et celui d’Hamilton était le plus proche de nous.

Enseigne du Warehouse

En tout et pour tout, nous nous en sommes tirés pour moins de 200€ pour un équipement complet pour le camping. Bon, sachez tout de même que ce ne sont pas les articles les plus qualitatifs que vous pouvez trouver en Nouvelle Zélande. Mais pour 40 jours, cela a parfaitement fait l’affaire ! Seul la tente commençait à faiblir en fin de voyage (à cause d’un gros chat qui s’est amusé à grimper dessus..)

Nous avons donc continué notre journée qui était déjà bien entamée par une ballade dans le jardin botanique d’Hamilton. Il n’est pas immense, mais présente de magnifiques jardins de type renaissance italienne, japonais, chinois, anglais, indien. Malheureusement il était fermé lorsque nous sommes arrivés… Cependant, il y a un petit café au niveau de l’entrée des jardins, qui s’est révélé super agréable. En plus il y avait une sorte de kermesse d’école avec des jeunes qui chantaient au bord de l’eau… on se serait cru dans un tableau idyllique. Bien que tout simple, j’en garderai un super souvenir.

Nous y sommes restés quasiment deux bonnes heures pour chiller. Puis nous avons pris la direction de notre premier spot pour dormir.

Première nuit du Roadtrip

Rentrons à présent dans la plus grande désillusion du voyage. Bien que je m’en doutais, il faut savoir qu’en Nouvelle Zélande le camping sauvage est totalement interdit ! Pas question de planter votre tente en dehors d’un endroit agrée. Et dans un souci de budget, nous souhaitions faire le maximum de camping gratuit possible. Hors, à proximité d’Hamilton il n’y en a… aucun. Les seuls qui existent sont des campings payants que nous préférions éviter le plus possible. (Bon d’accord, on a vite changé d’avis par la suite..)

Nous avons donc pris la direction de Ngaruawahia, ou j’avais repéré un petit spot pour dormir tranquillement dans la voiture. À défaut de pouvoir planter notre tente toute neuve. Après un coucher de soleil très paisible au bord du croisement entre la rivière du Waikato et du Waipa, nous avons commencé à nous préparer notre première excellente gamelle de pâtes. Puis tranquillement nous nous sommes endormis au sein de notre petite voiture..

Et s’est tout courbaturés que nous nous sommes éveillés à la lumière du soleil pénétrant le pare-brise. Bien qu’agréablement douce, la nuit ne fût pas idéalement agréable, et le mal de dos se fait sentir. Nous prenons donc la décision d’éviter de renouveler l’expérience.

La ville de Cambridge

C’est ainsi que nous commençons la journée par nous rendre dans la charmante ville de Cambridge, à mi-chemin entre Hamilton et l’endroit de tournage des Hobbits.

Nous commençons par nous garer à proximité du lac Te Koutu. Il s’agit d’un étonnant parc naturel situé en contrebas de la ville. Le tour du parc se fait aisément en quelques minutes et permet de prendre un bon petit bol d’air frais le matin. Nous remontons ensuite l’artère principale de la ville : Victoria Street. (Oui, il y a au moins une Victoria Street par ville… Influence monarchique anglaise oblige)

Pour être tout à fait honnête, à part la Clock Tower qui est un vestige du début du siècle dernier, il n y a pas grand chose de très intéressant dans cette ville. Néanmoins, elle reste très typique et plaisante. Comme le reste du pays, vous trouverez de nombreux points verts, petits bancs, arbres etc. partout. De nombreux petits commerces et restaurants se trouvent sur Victoria Street. N’hésitez pas à la traverser, car il y a notamment certains antiquaires intéressants.

Le muséum de Cambridge, gratuit, peut toutefois se réveler fort instructif. Témoignage de l’histoire Néo Zélandaise, vous pourrez y découvrir des reliques des premiers côlons, de la première et seconde guerre mondiale. Mais clairement, en 20 minutes vous aurez fait le tour.
Site internet: http://cambridgemuseum.org.nz/

Le temps pressait, nous avons déjeuner rapidement au Panache French Bakery. Ils proposaient un semblant pas trop mal de pâtisserie et sandwich frenchy (clairement, vous trouverez difficilement mieux ailleurs..)

Nous avons ensuite pris la direction du Shire’s Rest.

Hobbiton Movie Set

Venir en Nouvelle Zélande tout en étant fan inconsidéré du Seigneur des Anneaux et passer à côté des différents lieux de tournage ? Non mais vous êtes fou ?! C’est impensable !

Nous sommes vraiment passés à deux doigts de louper l’expérience. Le matin même nous avons pris les deux dernières places disponibles pour la journée..

Nous avons eu de la chance

Donc pensez bien à réserver vos places à l’avance, histoire de ne pas passer à côté d’une expérience incroyable !
Le ticket adulte : $84.00, soit environ 47.00€
Le site: https://www.hobbitontours.com/fr/

Après être sorti de Cambridge, il faut compter une bonne demie heure pour se rendre au Shire’s Rest Cafe, qui est le point de départ de l’excursion sur le plateau de tournage du Hobbit. (Note : Vous avez également des départs depuis l’office de tourisme de Matamata et de Rotorua, mais c’est plus cher !)

Vous pourrez trouver au Shire’s Rest déjà beaucoup de monde, mais également une boutique qui fais rêver tous les afficionados de l’univers de Tolkiens. Il y en a pour tous les goûts, mais également pour toutes les bourses. Impossible de ne pas se laisser tenter par une figurine, une carte, un poster, ou même une casquette..! Vous pouvez également vous y désaltérer en attendant sagement le départ de votre groupe.

Car oui, il s’agit d’une attraction très bien orchestrée alliant à merveille la maximisation du profit et l’émerveillement du spectateur. Dans un premier temps vous devez attendre devant les “portes” de départ où sont affichés les différents tours prévus. Il y a un départ toutes les 10/15 minutes. Vous y faites la rencontre de votre guide, puis vous grimpés dans le bus de votre groupe.

S’en suit une bonne dizaine de minutes de route à travers les terres de la Comté. Ouvrez bien grand les mirettes. Car bien que vous ne soyez toujours pas arrivés au sein d’Hobbitbourg, vous pouvez y reconnaitre les collines à l’herbe verdoyantes, ondoyantes sous les murmures des douces brises d’été.

Peter Jackson viendra également vous rendre visite dans le bus à travers les écrans de télévision. Il vous fera un petit speech de quelques minutes sur la création du décor. À peine avez-vous le temps de réaliser votre chance que vous redescendez du bus pour entrer, à pied, dans le cœur du village.

Bien que les guides aient des horaires bien précis et que chaque tours sont presque minutés. Vous aurez le plaisir incommensurable de découvrir de vos yeux étincelant les multiples trous de hobbit disséminés dans le “parc”. Il est plus grand que ce que l’on peut imaginer. Vous aurez tout le loisir de prendre autant de photos que vous le souhaitez. Mais surtout d’imprimer bien au fond de votre crâne que ENFIN, vous y êtes !
Il y a une cinquantaine de devantures à voir, et beaucoup d’éléments du décor. On a vraiment l’impression que la petite ville est réellement habitée tellement les équipes du tournage on fait un travail incroyable.

Le fameux trou de Hobbit de Bilbon Saquet

Le tour avec le guide dure environ une heure et demie et croyez-moi, vous ne voyez pas le temps passer. Vous serez ensuite dirigés vers la taverne du Dragon Inn où vous aurez le droit à une bière gratuite. Vous avez le choix entre 4 bières “secrètes”, unique au lieu dont une sans alcool. Pour avoir gouté la Black Beer et la Ginger Beer qui est celle sans alcool, elles ne sont pas mauvaises. Mais elles ont des goûts assez atypiques.

Après une demie heure supplémentaire à la taverne, le bus vous ramènera à la réalité. Mais surtout au lieu de départ ou vous aurez laissé votre voiture.

La ville de Matamata

Nous avons ensuite pris la direction de Matamata. C’est à une quinzaine de minutes de route de l’endroit du tournage. Nous nous sommes arrêtés dans le centre-ville pour jeter un coup d’œil à son office du tourisme. Elle est construit dans le même délire que le Seigneur des Anneaux. Et effectivement, c’est plutôt sympa ! Mais mis à part ça, il n y a pas grand chose d’intéressant dans cette ville.

Nous nous sommes rendus à la Firth Tower Museum. C’est un ensemble de construction très joli mais c’était déjà fermé. Après une discussion avec le gardien, nous décidons de déplier pour la première fois et de planter la tente. Oui, sur une grande bande de terre à côté du parking du musée. Il y avait également quelques camping-cars qui profitaient de l’endroit pour la nuit. C’était très sommaire, mais il y avait néanmoins des toilettes (ultra propres, on dirait que c’est un sport national là-bas !) et un évier, ce qui nous suffisait amplement.

Bon… Bien évidemment, nous avions acheté des conserves pour nous nourrir ce soir-là. Mais encore faut-il avoir un ouvre-boite. N’oubliez pas d’acheter un ouvre-boite. C’est important. Sinon vous avez faim.

Sur la route de Coromandel

Et c’est au petit matin, après une première nuit très reposante à l’abri des quatre murs de notre tente, que nous prenons la direction de l’extrême sud de la péninsule de Coromandel. Je vous invite à cliquer ici pour lire la suite.

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Designer vivant à New York, je parcours le monde sous toutes ses latitudes.

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